Lorsqu’Alexandra Beilharz demanda à Jean de Palacio quel texte il souhaiterait voir traduit en priorité après Le Portrait, il répondit sans hésiter : Veturia. Ce choix tenait à une raison personnelle. L’année des vingt ans de sa fille, celle-ci avait écrit pour le livre une courte préface dont il gardait une émotion d’autant plus vive qu’elle faisait écho à leur complicité. À cette époque en effet, lorsqu’il venait la retrouver à Paris où elle poursuivait ses études, ils avaient coutume de passer un moment ensemble avant de traverser les Tuileries et de saluer la statue de Veturia.
Pour cette raison, Veturia s’était imposé comme l’un de ses textes les plus chers, et c’est cette mémoire affective que la traduction devait prolonger. Ce qui sera bientôt réalisé grâce à Dieter Meier, aux éditions Flur Verlag dirigées par Alexandra Beilharz.
Il convenait de proposer Veturia au lectorat français, mais également de lui offrir des clefs de lecture pour ce texte nourri de références (antiques, musicales, littéraires) d’ailleurs communes, on le verra, aux autres novellas.