Rédigé deux mois après la publication de Veturia, ce billet répond aux lecteurs qui s’étonnaient de la présence insistante du latin dans le roman. Jean de Palacio y revient sur la pluralité des latins convoqués, de Virgile à Claudien, de l’Ecclésiaste au Stabat Mater, et montre comment Veturia se pense comme une tentative de redonner vie à une langue réputée morte en y faisant entendre non pas un latin, mais plusieurs, du plus académique à celui d'une basse-latinité chère à l'auteur. L'enjeu s'y affirme nettement, faire du latin une langue de communication amoureuse : "Le roman Veturia se révélerait ainsi comme un roman d'apprentissage, dans lequel le latin jouerait le double rôle d'instrument de communication rhétorique et sentimentale."
Rédigé quelques mois après la publication de Veturia, ce texte propose une réflexion sur le motif de la statue tel qu’il est mis en œuvre dans le roman, en regard d’autres figures littéraires du XIXᵉ siècle, notamment chez Gautier et Mérimée. Jean de Palacio y précise ce qui distingue fondamentalement Veturia des statues maléfiques ou démoniaques héritées de la tradition décadente. Veturia n'a plus rien d'une idole dangereuse et mortifère. Elle est une présence bénéfique, inspiratrice mais résolument anti-décadente. Le billet confirme ainsi la singularité symbolique de Veturia et la logique inverse aux schémas attendus, logique qui préside toutefois à sa destruction finale.